Société : Cri à l’injustice des étudiants non-inscrits à l’université de Cocody, Pr Affian Kouadio, « Il est temps de mettre fin à la culture de la non-inscription »

« On veut s’inscrire, on veut s’inscrire », ont clamé à l’unisson une horde d’étudiants non-inscrits à l’université Félix Houphouët Boigny de Cocody, ce mercredi 04 septembre 2019, devant la présidence de l’université pendant que se tenait simultanément une conférence de presse animée par le Vice-président chargé des enseignements, la pédagogie et la vie universitaire, le Professeur Affian Kouadio sur ce même sujet des inscriptions dans ladite université.   

En présence des professeurs Sangaré Abdoulaye, Atta Koffi, Kouassi Virginie, Konandri Affoué, directrice de la scolarité, le conférencier a tenu à apporter des précisions sur cette affaire de prétendu 5000 étudiants non-inscrits de l’année académique 2017-2018, qui crient à « l’injustice » et au « sacrifié d’un système » comme rapporté par des médias.

« En pleine année universitaire 2018-2019, soit précisément le 19 Juin 2019, c’est avec surprise que l’équipe de la Direction a noté qu’un collectif d’individus se réclamant « étudiants non-inscrits » a organisé un sit-in sur l’esplanade de la présidence de l’Université, pour demander la réouverture des inscriptions pour le compte de l’année académique 2017-2018 », a expliqué le Professeur Affian Kouadio, précisant qu’à cette demande de ces étudiants aucune suite favorable n’a été accordée à l’issue d’une rencontre entre ce collectif et le comité de Direction.

Selon une source bien introduite au sein de la présidence de l’université, le nœud cette situation tire ses origines dans le problème de règlementation et le paiement des heures complémentaires.

D’après cette source, dans le souci entre autres d’harmoniser les données statistiques des effectifs des étudiants de l’université FHB et payer ces heures complémentaires, il s’est trouvé plusieurs désaccords sur les chiffres des étudiants en possession du Président de l’université de Cocody, Mamadou Karamoko et ceux des Professeurs et les syndicats enregistrés lors des cours des travaux dirigés, des travaux pratiques et des examens.





En effet, le président de l’université avait en sa possession un effectif d’étudiants moins nombreux que ceux des Professeurs car le fait que des étudiants non-inscrits aux dates officielles prévues à cet effet, ne s’inscrivent quelques mois après que pour valider leur diplôme pendant les examens universitaires, faussent les données et gonfle les chiffres officiels, contraignant les enseignants à les scinder en d’autres groupes supplémentaires, augmentant ainsi ces heures.

En vue de sortir de cette anarchie et tenter de se classer parmi les cents meilleures universités d’Afrique ; faciliter la mobilité estudiantine par l’harmonisation à l’international des offres de formation et bénéficier des bienfaits de ce système, pour le conférencier Affian Kouadio, « l’on a besoin de maitriser le calendrier académique. Or cette maitrise passe nécessairement, entre autres, par la connaissance précise du nombre d’étudiants inscrits pour mieux organiser les groupes de Travaux Pratiques (TP) et de Travaux Pratiques (TD) ».

A juste titre aux dires du Professeur, « l’université a ouvert les inscriptions et réinscriptions au titre de l’année 2017-2018 du 30 novembre 2017 au 02 mars 2018 (…) Mais pour prendre en compte d’éventuels retardataires, trois prorogations ont été accordées, au terme desquelles 51 588 étudiants se sont inscrits. Tout au long de ce processus qui a duré trois mois, une campagne de sensibilisation qui avait pour thème : « Zéro non-inscrits, au titre de l’année universitaire 2017-2018 » a été menée à la fois par le bureau exécutif de la FESCI, les délégués d’amphi et par la scolarité elle-même.

Toutefois, en guise d’ultime mesure d’alignement cette politique, le conseil de l’université a dit avoir offert une porte de sortie à ce collectif qui consiste à chacune et chacun des concernés à solliciter sa réintégration pour lui permettre de se réinscrire et de reprendre les études là où il ou elles, les ont abandonnées. Cette mesure, qui a permis, selon le conseil, à plusieurs des étudiants non-inscrits, de reprendre leurs activités académiques, n’a pas été suivie par d’autres au nombre de 800 et non 5000 comme avancé dans certains médias d’après la présidence du temple du savoir.

Contre ceux-ci, pour le Docteur Affian Kouadio, il est « temps de mettre fin à la culture de la non-inscription qui nous éloigne des objectifs du LMD » et « de l’excellence que nous prônons », car, rouvrir ces inscriptions, c’est « cautionner la tricherie et la fraude ; c’est faire la promotion des actes d’incivisme », a-t-il indiqué.


Casimir Boh/Akody.com

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