Société : Elève tuée à Dimbokro, le corps de la victime remis à sa famille le vendredi 03 janvier

Deux policiers arrêtés et déférés devant le parquet du Commissaire du Gouvernement dans l’affaire de la jeune élève tuée à Dimbokro, Perside Kokora. 


Cette dernière avait été atteinte d’une balle policière, à l’occasion des troubles en rapport avec les congés anticipés exigés par certains élèves. La jeune élève de  14 ans, en seconde C, n’était pas parmi les manifestants, comme certains avaient voulu le faire croire. 

« Le mercredi 11 décembre 2019, des élèves à Dimbokro manifestaient pour anticiper les congés de Noël. Un drame s’est produit. La jeune Kokora Tanoh Kanga Perside, 14 ans, de la seconde C, qui sortait de sa salle de classe pour fuir les gaz lacrymogènes et se réfugier, a été fauchée par une balle », précise un communiqué du tribunal militaire d’Abidjan (TMA).  

« Le commissaire du gouvernement, le contre-amiral Ange Kessi s’était personnellement transporté à Dimbokro pour conduire l’enquête. Le procureur militaire avait promis donner les résultats une fois l’enquête terminée », indique le TMA.

 « Après avoir requis l’autopsie du corps et entendu une centaine de témoins en majorité des élèves, l’enquête a abouti à l’arrestation de deux policiers, les sergents M.O Jean et K.S Kouakou en service à la section de la police criminelle du commissariat de Dimbokro. Ces deux policiers qui opéraient en civil ce jour-là ont été les seuls à avoir tiré », précise le communiqué.

Selon l’autopsie, une seule balle a atteint mortellement l’élève. Ce qui suppose qu’un seul policier parmi les deux a tiré. De ce fait, un juge d’instruction militaire établira la responsabilité individuelle de chaque suspect. Précisément, qui des deux a tiré la balle mortelle. Celui-ci encourt jusqu’à vingt ans de prison.

 « Quant au corps de la victime, le commissaire du gouvernement a requis à Ivosep qu’il soit remis à sa famille. Pour inhumation le vendredi 03 janvier 2020.

Sans préjudice de la balle qui a mortellement atteint l’élève, les deux policiers qui ont reconnu avoir tiré ont commis une faute pénale.

En effet, en mode maintien de l’ordre, on n’ouvre pas le feu sans autorisation du chef. Sauf en cas de légitime défense », indique le communiqué.

Paula K. avec Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com

Laisser un commentaire

PEAK : 1706264 : 1.63 mb
MEMORY : 1500752 : 1.43 mb
x

Ce site web utilise des cookies

Notre site Web utilise des cookies et collecte votre adresse IP pour diffuser et améliorer notre contenu Web. Les cookies et les adresses IP nous permettent de vous offrir une expérience personnalisée. More

Akody peut utiliser des cookies et mon adresse IP pour collecter des statistiques et fournir des offres personnalisées dans le respect de la politique de confidentialité et des conditions d'utilisation. Akody peut utiliser des services tiers à cette fin. Je peux révoquer mon consentement à tout moment en visitant l'option de retrait.