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Société : Travail des enfants, Dominique Ouattara aux Etats Unis du 15 au 20 septembre pour défendre le cacao ivoirien

Selon des sources proches de la présidence ivoirienne, la Première Dame de Côte d’ivoire, Dominique Ouattara se rendra à Washington (États-Unis), du 15 au 20 septembre 2019, pour défendre le cacao ivoirien. Ce voyage fait suite à la menace de deux sénateurs américains sur les importations vers les États-Unis, pour cause de travail présumé des enfants.   
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Ron Wyden et Sherrod Brown à la manœuvre

Du 15 au 20 septembre 2019, Dominique Ouattara se rendra à Washington, aux Etats Unis, pour plaider la cause du cacao ivoirien, à nouveau confronté à l’éternelle accusation de travail des enfants.

En effet, deux sénateurs américains font planer des sanctions sur le principal produit d’exportation de la Côte d’Ivoire. S’appuyant sur une enquête du Washington post du 5 juin 2019, intitulée « Cocoa’s Child Workers », les sénateurs démocrates Ron Wyden de l’Oregon et Sherrod Brown de l’Ohio ont envoyé une lettre le 16 juillet 2019 au département de Sécurité intérieurs américaine (DHS), pour « faire appliquer les lois interdisant les importations de cacao issus du travail des enfants ».

La menace d’une enquête criminelle

« Nous vous demandons de coordonner ces efforts de mise en application avec les services de l’immigration et des douanes (ICE) afin de déterminer si une enquête criminelle est justifiée » ont-ils insisté. En clair, ils souhaitent que les exportations de cacao de la Côte d’Ivoire soient bloquées et si possible qu’une enquête pénale soit ouverte.

Le lundi 26 août dernier, une délégation de la Commission des Affaires  Étrangères de la Chambre Américaine des Représentants a rencontré le cabinet de la Première Dame, Dominique Ouattara à Abidjan, trois semaines après la visite d’une délégation du congrès américain. Les délégations américaines ont dit être venues en Côte d’Ivoire pour s’imprégner du phénomène, sur le terrain.

« Travail des enfants » : une expression contextuelle

Il faut souligner que le « travail des enfants », dans l’acception occidentale, n’existe pas en Côte d’Ivoire. Depuis les années 60, les immigrés venus de la sous-région, principalement des Voltaïques, sont convoyés pour servir de main d’œuvre dans les plantations ivoiriennes. Conformément à une certaine tradition africaine, les enfants accompagnent leurs parents pour casser les cabosses pendant les vacances. Au fil du temps, certains enfants ont même abandonné l’école pour s’adonner exclusivement à cette activité. Il s’agit donc d’une réalité à l’échelle familiale et non industrielle.

L’effet boomerang à l’œuvre

Notons que si les Etats Unis, et plus largement tous les Etats occidentaux, ont la Côte d’Ivoire dans le viseur, c’est en grande partie à cause de plusieurs accusations au début des années 2000. En effet, sous le régime de Laurent Gbagbo, la Première Dame de Côte d’Ivoire avait activé les lobbys américains pour sanctionner le cacao ivoirien, sous ce fallacieux prétexte du travail des enfants. Aujourd’hui c’est l’effet boomerang et Dominique Ouattara doit se dépêcher d’effacer ses traces. D’où ce voyage aux Etats Unis.



Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com


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