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Société : Un quart des jeunes victimes de cyber-harcèlement, selon un sondage de l'UNICEF

En Côte d’Ivoire, près d’un enfant sur quatre se dit victime de cyber-harcèlement, d’après un sondage de l'UNICEF publié ce mercredi. 
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A en croire les sondés, le harcèlement en ligne a lieu le plus souvent sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram, Snapchat et Twitter.

Plus de 35 000 jeunes sondés en Côte d’Ivoire

Dans un rapport publié ce mercredi, l’UNICEF et la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants ont tiré la sonnette d’alarme sur le cyber-harcèlement visant les jeunes.

Selon l’organe des Nations Unies, un jeune sur quatre dit avoir été victime de ce phénomène en Côte d’Ivoire.

L’enquête a été menée par U-Report, une plateforme développée par UNICEF pour permettre aux jeunes de se prononcer sur les enjeux sociaux auxquels ils font face et de proposer des solutions en vue d’un changement. Le sondage a concerné plus de 170 000 U-Reporters (dont 35 000 U-Reporters ivoiriens), âgés de 13 à 24 ans et issus de 30 pays.

Ce sont : Albanie, Bangladesh, Belize, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Équateur, France, Gambie, Ghana, Inde, Indonésie, Iraq, Jamaïque, Kosovo, Liberia, Malawi, Malaisie, Mali, Moldova, Monténégro, Myanmar, Nigéria, Roumanie, Sierra Leone, Trinité-et-Tobago, Ukraine, Vietnam et Zimbabwe.

« Ils ne savent pas vers qui se tourner s’ils sont victimes de violence en ligne »

Dans le cadre de ce sondage, une série de questions a été posée aux jeunes par SMS, messagerie instantanée Facebook et WhatsApp, sur leur expérience du harcèlement et de la violence en ligne. En Afrique subsaharienne, par exemple, 34% des participants déclarent avoir été victimes de harcèlement en ligne. Quelque 39% disent connaître des groupes privés d’élèves dans lesquels des enfants échangent des informations sur d’autres en vue de les harceler.

Les filles sont les principales victimes à cause du partage de photos et vidéos à caractère sexuel.

« 33% des jeunes sondés en Côte d’Ivoire ont vu leurs photos et vidéos partagées sans leur accord et 62% ne savent pas vers qui se tourner s’ils sont victimes de violence en ligne », a révélé Sophie Léonard, Représentante par intérim d’UNICEF Côte d’Ivoire. 

L’enquête U-Report a aussi déterminé les principales plateformes en ligne où le harcèlement se produit le plus fréquemment.

Il ressort du sondage que ce sont Facebook, Instagram, Snapchat et Twitter.

Quant à qui pourrait y mettre fin 42 % des sondés estiment que cette responsabilité incombe aux pouvoirs publics, 26 % aux sociétés du secteur d’Internet et 20 % aux jeunes eux-mêmes.

Agir en ligne et hors ligne

Pour mettre fin au harcèlement en ligne, à la violence à l’école et dans l’environnement des jeunes, l’UNICEF et ses partenaires demandent que des mesures urgentes soient prises.

Ils préconisent notamment la « Mise en œuvre de politiques visant à protéger les enfants et les jeunes du cyber-harcèlement et du harcèlement, la mise en place de lignes d’assistance nationales dotées de moyens qui apportent un soutien aux enfants et aux jeunes, la promotion de normes et de pratiques déontologiques applicables aux prestataires des réseaux sociaux portant spécifiquement sur l’information et la collecte et la gestion des données, la collecte de données ventilées de meilleure qualité sur le comportement en ligne des enfants et des jeunes pour orienter les politiques et lignes directrices, la formation des enseignants et des parents en vue de prévenir et de combattre le cyber-harcèlement et le harcèlement, en particulier pour les groupes vulnérables ».




Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com



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