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Société : Violence dans les établissements à Daloa, Kouyaté Abdoulaye appelle les syndicalistes à la retenue

Les récentes grèves des enseignants ont été émaillées de beaucoup de violences occasionnées pour la plupart par des enseignants eux-mêmes. Cette attitude de ces derniers déplaît aux autorités éducatives dont Kouyaté Abdoulaye chef de cabinet du ministre de l’Education Nationale qui l’a dénoncé mercredi au cours d’une réunion tenue au Cafop avec le corps éducatif de Daloa.
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« Comment pouvez-vous comprendre que pendant des grèves, des représentants de syndicats passent dans les établissements pour déloger leurs camarades enseignants. Pire ils vont souvent en cagoule. Si vous ne coopérez pas. Ils vous bastonnent. Ils ont humilié leurs camarades à Man et même bastonné leurs camarades à Bouaké », a dénoncé le Chef de cabinet.

A l’en croire, certains syndicalistes empêchent leurs camarades de travailler pendant la grève ce qui n’est pas normal à ses yeux.

« Vous avez le droit de faire la grève mais vous n’avez pas le droit d’empêcher ceux qui veulent travailler d’aller au travail. Si vous pensez que c’est par la grève que vous allez améliorer vos conditions de vies, faut pas empêcher ceux qui pensent que c’est par le travail qu’ils vont améliorer leurs conditions de vie » a fait savoir le collaborateur de Kandia Camara aux différents syndicats, qui a par ailleurs souhaité, que désormais la grève se fasse dans les règles de l’art. Ceci éviterait beaucoup de dérapage, a-t-il souligné.

Revenant sur la grève, le député de Lakota a relevé les contre-vérités de certains syndicalistes qui faisaient croire que l’Etat n’a jamais eu de discussion avec eux depuis le dépôt des préavis de grève.

« Jusqu’au 18 février dernier nous avons eu 13 rencontres avec les différents syndicats. Nous sommes étonnés que ceux-ci vous font croire qu’il n’y avait jamais eu de rencontre au préalable. Le dialogue n’a jamais manqué. Ces syndicats n’ont pas respecté bien au contraire leur engagement qui était de reprendre les cours lorsque les discussions débuteraient.

Mais le 25 février, ils ont boudé et ont exigé que les deux grands points de revendications soient pris en compte avant la reprise des cours à savoir la suppression des cours de mercredi et l’octroi de l’indemnité contributive de logement fixé à 200.000 francs CFA.

Ce qui était impossible. Finalement tous les syndicats ont levé leur mot d’ordre de grève sauf le Cosef-Ci qui faisait les fausses promesses à chaque rencontre avec le patronat », a éclairé Kouyaté Abdoulaye.

Il a par ailleurs salué la reprise des cours et invité les enseignants à reconnaître les efforts consentis par l’état qui a injecté depuis l’avènement du Président de la République Alassane Ouattara à la magistrature suprême plus de 114 milliards de FCFA dans le secteur Éducation formation en thème davantage salarial, à cela s’ajoute le payement de stock des arriérés de Salaires d’un montant de plus 249 milliards de nos francs.

Dans la même veine, il a expliqué les raisons pour lesquelles les cours de mercredi ont été instaurés et ne voit pas pourquoi il était question de le supprimer. Idem pour le renversement des instituteurs Adjoints en instituteurs ordinaires qui est l’un des points de revendications des grévistes.

« Ce n’est pas possible même dans toute lutte syndicale dans le monde entier. La seule voie reste celle de concours professionnel », a-t-il insisté.


Paula K. avec Natacha Kouakou, Correspondant/Akody

 

 

 
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