Taabo: une mère accouche en cachette dans une toilette et jette le bébé dans la fosse d’aisance

Une femme, ayant un peu plus de la quarantaine,  accouche , sans aucune forme de procédure,  et  jette le bébé dans les toilettes à Ahougnanou, un campement situé dans la circonscription de Taabo, a appris Akody mercredi 29 juin auprès d’une habitante de ladite localité.

Le déroulement des évènements nous a été fait dans un récit qui laisse sans voix. La femme connue sous le nom d’Adjoua, seconde épouse du  planteur Tanoh N’Goran, est enceinte de leur premier enfant, et est même à terme. Selon notre source, le samedi 25 juin, dame Adjoua est prise de fortes douleurs dans l’après-midi et saigne abondamment à la vue de tout le monde. Décision est prise de l’envoyer illico à l’hôpital général d’Oumé. Entretemps, le mari, qui ne fera pas partie de la délégation, racontera plus tard que, alors qu’il avait été au "petit coin" faire ses besoins un peu plus tôt vers midi, il avait entendu des petits cris, qu’il avait, bien que curieux, pris pour ceux d’une souris et donc négligés.

A Oumé, la délégation qui accompagnait la femme « en couche » arrive à bon port. Après admission en salle d’accouchement, c’est la stupeur ! Les sages-femmes sont formelles : Dame Adjoua a déjà accouché. Cependant celle-ci nie et affirme avoir fait une fausse couche. Mais les professionnelles de l’accouchement sont justement des professionnelles et savent de quoi elles parlent, et ce qu’elles voient ne pourrait en aucun cas être une fausse couche, mais bel et bien un accouchement en bonne et due forme.

A Ahougnanou, il est 21h. Le mari qui se rend pour la seconde fois de la journée aux toilettes entend encore les mêmes petits cris comme ceux qu’il avait entendus à midi, mais cette fois avec plus de conviction qu’il s’agit de pleurs de bébé et oriente la lumière de sa torche à l’intérieur de la fosse et découvre avec effroi le nouveau-né. Les toilettes en question sont un lieu d’aisance comme on en voit généralement dans les localités rurales, une simple fosse creusée dans le sol, recouverte d’une dalle en ciment avec une ouverture d’une quinzaine de cm pour laisser passer ce qu’on devine bien. Tanoh N’Goran alerta donc le village et les hommes cassèrent la dalle et retirèrent des excréments le bébé miraculeusement encore en vie. Une scène difficilement soutenable pour les âmes sensibles. Une bonne volonté se proposa de le laver, puis il fut remis à la première femme du planteur qui s’en occupa.

En réalité, Dame Adjoua, avait déjà eu neuf enfants avant son présent mariage. Le lendemain, jour du retour de la mère sadique d’Oumé, tout le campement est déjà au courant de l’abomination et l’attend de pied ferme. Elle est copieusement huée, couverte d’injures et de toutes sortes de paroles imprécatoires à la hauteur de l’acte inqualifiable qu’elle a commis.

Pour l’instant, elle est réfugiée chez le président des jeunes du campement attendant que le chef du village, ses notables et les familles concernées se rassemblent pour décider du sort de la dame.

ENA/Akody.com

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