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Yopougon : Conflits entre le débarcadère de Locodjoro et les vendeuses de poissons du marché d’Abobodoumé

Un conflit en cours à Abobodoumé, dans la commune de Yopougon, oppose les responsables du débarcadère moderne de Locodjoro aux vendeuses et pêcheurs du port traditionnel installé juste à côté. Ces derniers craignent d’être chassés à tout moment de leur site depuis que la marine et la gendarmerie nationale ont commencé à confisquer des pirogues. 
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Un conflit d’intérêt entre le débarcadère moderne et le port de pêche traditionnel

Inauguré en novembre 2017 par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara et le Roi du Maroc, Mohamed VI, le débarquement de pêche de Locodjoro dans la commune de Yopougon connaît actuellement un conflit d’intérêt avec les vendeuses et les pécheurs du port traditionnel installé tout près. Les responsables du débarcadère interdisent désormais aux pirogues des pécheurs ghanéens et ivoiriens d’accoster sur le site. Il y a une semaine, rapporte-t-on, La marine nationale et la gendarmerie nationale auraient débarqué à l’improviste sur le port de pêche et confisqué certaines pirogues en promettant revenir pour achever le travail. La raison du déguerpissement imminent de ce site est que ses acteurs font une concurrence déloyale au port de pêche moderne, cadeau du roi marocain. Les poissons y seraient déraisonnablement moins chers, poussant la clientèle à aller de ce côté-là. Ainsi, les responsables du débarcadère de Locodjoro veulent contraindre les vendeuses à leur louer. Or les places en question y manqueraient et quand elles existent, elles coûteraient environ 170.000 FCFA par mois, un luxe que ces vendeuses ne peuvent pas se permettre.

Les acteurs du port de pêche traditionnel entendent faire de la résistance

Comme constaté sur place hier après midi, les pêcheurs et les vendeuses du port de pêche traditionnelle n’ont décidé à opposer une résistance à tout déguerpissement. Pour eux, il n’est pas question de quitter ce lieu car c’est là qu’ils trouvent leurs moyens de subsistance, c’est là qu’ils trouvent de quoi se nourrir et à s’occuper de leurs familles. « C’est ici que nous on mange, c’est ici que nous on se débrouille et puis on s’en va payer loyer, donc on est calé », a affirmé une vendeuse. Comme elle, beaucoup d’autres personnes vivent de leurs activités dans ce port de pêche. Elles ne comprennent donc pas pourquoi l’Etat veut les déloger, sans leur trouver un point de chute convenable. Les pécheurs artisanaux sont convaincus, quant à eux, que les deux ports peuvent cohabiter l’un à côté de l’autre. Bien au contraire la fermeture du leur site de pêche ne fera que créer des problèmes supplémentaires en ces temps difficiles. La Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, de Samba David, a décidé de prendre à bras le corps la lutte de ces vendeuses et pêcheurs du port traditionnel. C’est pourquoi une délégation du mouvement s’est rendu ce jeudi sur les lieux afin de leur parler et leur annoncer son soutien dans la lutte engagée contre les responsables du débarcadère moderne.
Nous y reviendrons.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com
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