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Côte d'Ivoire : Enlèvements d'enfants

En Côte d'Ivoire, principalement à Abidjan, et maintenant à travers tout le pays, il ne se passe plus un jour sans qu'un enfant ne disparaisse. 

Il y a quelques années, il s'agissait généralement de disparitions d'enfants dues aux imprudences de ceux-ci et à la négligence de certains parents. Mais, aujourd'hui, il s'agit de véritables enlèvements, de kidnappings, suivis d'assassinats ou de meurtres. Quel drame ! En plus, les corps sans vie qui ont la ''chance'' d'être retrouvés sont généralement mutilés, les organes vitaux et le sang emportés par les criminels. 
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Vous n'halucinez pas, nous sommes bien en Côte d'Ivoire. 

Le pouvoir et l'argent... mais à quel prix?

Certains criminels, auteurs d'enlèvements d'enfants et de ''crimes rituels'', ont pu être appréhendés. Interrogés, ils ont justifié leurs actes par la quête de l'argent et du pouvoir. Aujourd'hui, comme eux, plusieurs personnes avides de pouvoir et de richesse n'hésitent pas à ôter la vie d'innocentes personnes dans le but d'assouvir leur soif d'argent. 
Plutôt que de travailler pour pouvoir jouir fièrement des fruits de leur travail, plutot que de gagner honnêtement leurs vies, ''à la sueur de leur front'', ces individus sans foi ni loi optent pour des raccourcis, pour la facilité, pour l'argent ''rapide'', au prix de vies humaines. Cynisme, cupidité, naïveté, bêtise humaine, égoïsme, méchanceté, sorcellerie, il n'existe pas de mots pour qualifier ces actes. 

De la responsabilité des parents et des tuteurs 

C'est vrai, l'Afrique a toujours été caractérisée par sa chaleur, son hospitalité, le bon voisinage entre familles d'un même quartier ; en Afrique, ''l'enfant du voisin est mon enfant" ;  en Afrique, la ''cohabitation'' est une réalité, une habitude. Si bien qu'un enfant peut sortir de la maison de ses parents le matin et ne rentrer qu'à midi ou le soir, tranquillement, sans que les parents s'en inquiètent ; les sorties des enfants ne sont pas forcément contrôlées, surtout dans certains quartiers populaires. 

Mais de nos jours, il ne se passe pas de semaine sans que des enfants disparaissent. Sur les réseaux sociaux, à chaque jour son lot de disparitions. Face à cette situation, les parents devraient rompre avec leurs anciennes habitudes faire preuve de beaucoup plus de vigilance. Il y va de la vie des enfants, et les parents en sont les premiers responsables. Ce premier niveau de contrôle peut déjà réduire le nombre de disparitions d'enfants. D'ailleurs, aujourd'hui, des enfants aux adultes en passant par les vieillards, nul n'est à l'abri d'un enlèvement. La vigilance est donc de mise à tous les niveaux. 

Ahurissant, le silence et la passivité des autorités gouvernementales en général, et sécuritaires en particulier. 

Depuis quelques années maintenant, ce phénomène d'enlèvements et d'assassinats de personnes est devenu récurrent, surtout en fins d'années et à l'approche des élections.  Ces dernières semaines, pratiquement tous les jours, des disparitions d'enfants et même de personnes adultes sont rapportées et relayées dans presque tous les organes de presse et aussi sur les réseaux sociaux. Tout le monde en parle, des voix s'élèvent contre ce phénomène, les populations s'indignent, des marches sont même organisées,...etc. Paradoxalement, seules les autorités gouvernementales dans leur ensemble, et les autorités sécuritaires en particulier, sont encore en marge.  Aucun ras-le-bol manifesté,  aucune déclaration ferme et dissuasive, aucune sanction exemplaire publique à l'endroit des criminels appréhendés jusqu'alors... Bref, une passivité et une inconscience qui frisent même la complicité, comme le pensent certaines personnes. 

Difficile d'être ivoirien en ce moment

Quel niveau d'atrocité, quels fleaux doivent encore subir les ivoiriens pour que les autorités prennent des mesures pour les securiser plus sérieusement ? Le phénomène des microbes n'a pas encore fini d'attrister les populations que cet autre phénomène d'enlèvement d'enfants vient les endeuiller, populations déjà fragilisées par la cherté de la vie due aux taxes qui se sont ajoutées à presque tous les prix des biens et services. Il n'est pas très rassurant d'être ivoirien en ce moment ou de vivre en Côte d'Ivoire. 

En attendant des jours meilleurs en terre d'eburnie, vivement que les parents soient plus regardant quant aux mouvements de leurs enfants, que les adultes évitent de se retrouver seuls à certains endroits, et que les autorités étatiques en charge de la sécurité ''se soucient'' un peu plus de la situation dramatique que vivent les populations ivoiriennes.  

Evy D. avec HL / Akody.com

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