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La corruption, un mal pernicieux qui ronge la Côte d’Ivoire

"Chasser le naturel, il revient au galop", dit l’adage. Cette affirmation prend tout son sens en Côte d’Ivoire car, on se rappelle, l’un des projets essentiels du président Ouattara dès son accession au pouvoir, était d’éradiquer au plus vite, la corruption avec son corollaire d’abus et de vice. Pour joindre l’acte à la parole, des campagnes ont été menées. Au niveau de la police, des barrages ont été suspendus, certaines personnes se sont vues enfermées, dans les services publics on s’attelait à bien faire son travail sans contrepartie à telle enseigne que les populations criaient au soulagement.
 
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Mais cette joie ne fut que de courte durée, car lorsque la garde fut baissée, automatiquement les vieilles habitudes, ont repris le dessus et se sont aggravées. Les policiers s’adonnent à ce qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire le racket, et ce au vu et au su de tous. Une pièce de 500 f par ci, un billet de 1000 ou 2000 f par là. Et cela, même quand vous avez toutes vos pièces en règles. C’est devenu un rituel, auquel se soumet tous conducteurs de véhicule sans distinction aucune.
 
Même constat, dans les entreprises publiques, notamment les établissements, les mairies, les commissariats, les hôpitaux, etc, où des billets de banque sont glissés çà et là si l’on veut voir son problème résolu au plus vite. Ces pratiques sont ancrées dans les habitudes des ivoiriens qui croient que sans les pots de vins et dessous de table leurs demandes ne seront pas prise en compte.Ce qui fait que, tout le monde est corrompu et corrupteur. Du chef d’entreprise, au vigil en passant par les élèves, pour atterrir chez la plus petite jeune fille qui utilise son corps comme gage.
 
Il se pose là une vraie question d’éthique, mais également d’ignorance dans la mesure où, la majorité de la population ne sait pas que les impôts qu’elle paie à l’Etat de façon directe ou indirecte, est la résultante des salaires reversés à ces corps de métiers. Par conséquent, ils se doivent de bénéficier "gratuitement" des services et biens publics.
 
 Il est impossible de lutter contre un mal sans s’attaquer à la racine, et ici la racine se sont les populations elles-mêmes. Il est important que les ivoiriens soient sensibilisés à leurs droits et devoirs afin que certains fléaux soient éradiquer, principalement la corruption qui jette le discrédit sur le pays.


Evy D. / Akody.com

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