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BOUAKE : L’ONG Secours Social veut avoir zéro VIH chez les populations clés

Le Directeur exécutif de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) ''Secours Social'' de Bouaké, Lucien Gnizako Lago s'est fixé comme objectif majeur de se doter d’une charte qui est : Solidarité, Respect et travail en vue d’avoir zéro infection à VIH chez les Hommes ayant des rapports Sexuels avec d’autres Hommes (HSH), les Usagers de Drogue (UD) et les Travailleurs du Sexe (TS).   
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Il a porté cette information au correspondant de Akody.com, au cours d’une interview tenue le vendredi 1er mai 2020, à son siège situé au quartier Belle-Ville2 de Bouaké.

C’est d’abord son chargé de communication Sylvain Kouassi Faithè qui a planté le décor.

« On ne fait pas la promotion de l’homosexualité. On ne dit pas à un parent de devenir gai ou à un jeune de devenir gai.
Notre objectif est de réduire le taux de VIH/SIDA à leur niveau et au niveau de la population en général et de lutter pour les droits de l’homme.
Les droits de l’homme incluent tout le monde d’où la population clé, voilà pourquoi, on met l’accent sur eux, les LGBTI, c’est compliqué pour eux.
Il s’agit du droit à la santé, à la justice, à l’éducation et le droit à la sécurité.
On met l’accent aussi sur la santé parce que le taux du VIH/SIDA est élevé à leur niveau.
Au niveau de la population générale, nous sommes à 2,7 et on veut réduire ce taux. »

Cette association met un accent particulier sur la lutte contre l’homophobie ainsi que la défense des droits des LGBTI vivants dans la région de Gbêkê.

Selon M.Gnizako, les regards et comportements des populations de Bouaké à l’endroit de cette communauté ont un peu changé.

« Le gros problème, c’est les parents. 
Nos plaidoyers auprès des parents et autorités ont commencé à porter leurs fruits.
Certains parents ont commencé à comprendre que ce n’était pas quelque chose de copier-coller, mais de naturelle.
Il y’a des parents qui ont chassé leur enfant. A ceux-là, nous leur posons la question : « Est-ce que, quand ton couteau te blesse, tu le jettes ? C’est donc la même chose ».

Les parents chassent leurs enfants pour ne pas selon eux salir l’image de leur famille », a-t-il expliqué, avant d’ajouter ceci :

« Aujourd’hui, dans les quartiers où nous avons pu sensibiliser, ces personnes qui étaient victimes de violences respirent un peu.
 Les personnes qui commettaient ces actes de violence étaient convoquées au commissariat. Les LGBTI arrivent à s’épanouir un peu maintenant parce qu’ils savent qu’il y’a la loi qui a un regard sur eux.
Avant c’était très difficile parce que, quand ils avaient un problème, ils ne savaient pas à qui se confier
Il n’y a pas de lois ivoiriennes qui condamnent l’homosexualité.
Ce sont des êtres humains qui ont des droits ».

Pour terminer, le Directeur Gnizako a formulé un souhait à l’endroit de la population de Bouaké:

« Nous avons constaté que beaucoup ont des diplômes et ne travaillent pas vu leur orientation sexuelle. Ce sont des personnes qui ont beaucoup de talents.
Il faut que ces personnes soient acceptées dans des entreprises pour travailler », a-t-il lancé.


M.K.Arnaud, Correspondant/Akody.com

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