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Santé : Des agents du CHR de Gagnoa protestent contre l’incarcération de leurs collègues

Des agents sanitaires du Centre hospitalier régional (CHR) de Gagnoa à savoir des infirmiers, sages-femmes, techniciens de laboratoire et autres personnels de santé, ont marché mercredi, pour protester contre l’incarcération de trois de leurs collègues dans l’affaire du patient décédé suite à son expulsion de l’établissement sur civière.
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Bandeaux rouges autour de la tête, les agents de santé, au nombre d’une quarantaine, ont marché dans le silence, de l’hôpital “régional” au commissariat du premier arrondissement de la ville, où avaient été incarcérés leurs collègues avant leur déferrement à la maison d’arrêt et de correction.

Ce qui a eu pour conséquence, la perturbation du service au sein dudit CHR toute l’après-midi. Tous réclamaient la libération des deux infirmiers et de l’éducateur spécialisé, “injustement détenus”, puisqu’ils soutiennent que l’individu qui s’était présenté, vendredi matin, au service des urgences, avait été pris en charge, fut-il un indigent, par un infirmier avant que celui-ci ne l’oriente vers l’hôpital général de la ville pour subir une intervention chirurgicale.

Frustrés de constater que la “compassion” exprimée par l’assistant social Douyou Paul envers l’individu, ait conduit l’agent de l’hôpital en prison, les agents de santé du CHR se disent “débités” par la décision des autorités judiciaires.

Ils estiment qu’on aurait pu les laisser comparaitre libres au tribunal, et les condamner s’ils sont reconnus coupables. Ils racontent que c’est sur insistance du patient indigent, que M. Douyou l’a accompagné jusqu’à la gare de Lakota, en face de l’hôpital, d’où il désirait regagner son village, à Zikisso.

Les infirmiers rappellent que c’est l’assistant social qui a même remis 3000 francs CFA, comme frais de transport à l’individu décédé, dont on ignore à ce jour, l’identité.

Vendredi, aux environs de 10h, un individu a rendu l’âme, après qu’il ait été sorti sur brancard du CHR, par des agents de l’hôpital, et laissé à l’abandon, en bordure de voie, au vu et au su de tous.

Suite à cette à cette affaire, six personnes avaient d’abord été interpellées pour nécessité d’enquête. Par la suite, les trois vigiles ont été relaxés, quant aux trois autres, deux infirmiers et un cadre du service social ont été écroués mardi.



Paula K. avec Natacha Kouakou, Correspondant/Akody.com

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