Sport: Jeux olympiques, Marie-Josée Ta Lou 5e sur 200m, la Namibienne Mboma en argent

L’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou a fini 5e du 200 mètres aux Jeux olympiques de Tokyo 2021, ce 3 août. Une course remportée par la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah (déjà sacrée sur 100m) devant la Namibienne Christine Mboma qui a encore sidéré avec un nouveau record du monde juniors (21 secondes 81).   

Pour la deuxième dois dans l’histoire des Jeux olympiques, une Africaine a fini sur le podium du 200 mètres. Mais ce n’est pas Marie-Josée Ta Lou qui a succédé à la Nigériane Mary Onyali, troisième en 1996. L’Ivoirienne, qui a couru en 22 secondes 27, a terminé cinquième d’une course XXL, beaucoup trop rapide pour elle.

« Ce n’est pas ma plus belle course mais je suis déjà satisfaite de finir en bonne santé, a réagi la double championne d’Afrique du 200 au micro d’Olivier Pron. C’est vrai que ça fait mal de ne pas avoir une médaille, mais on ne peut pas changer les plans de Dieu. Je reste satisfaite et je garde le sourire. J’avais plus de mal après mon résultat sur 100 mètres [4e, Ndlr] ».

Une sensation appellée Mboma

Sur 200, c’est allé très vite. Mais pas trop pour Christine Mboma qui est entrée dans la légende du sprint en imitant l’Américaine Allyson Felix, elle aussi vice-championne olympique du 200m à 18 ans seulement. Mais la manière dont la Namibienne a amélioré significativement son meilleur temps sur le demi-tour de piste, repoussant le record du monde juniors jusqu’à 21 secondes 81, sidère. D’autant que la technique de la jeune femme sur 200 mètres semble encore rudimentaire.

Même si elle a fini à distance raisonnable de la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah (21.87), qui réalise un superbe doublé 100-200, Christine Mboma se pose en menace pour les prochains Mondiaux de 2022, prévus en juillet 2022 à Eugene (Nord-Ouest des Etats-Unis). Tout comme sa compatriote Béatrice Masilingi qui a pris la 6e place avec un nouveau record personnel (22.28).

« Ce n’est pas une revanche »

Les deux Namibiennes couraient habituellement sur 400 mètres avant d’en être écartées par la Fédération internationale (World Athletics), en raison d’un taux de testostérone trop élevé. Et voilà ces deux athlètes hyperandrogènes qui viennent bousculer la hiérarchie dans une nouvelle catégorie. « Qu’on les empêche de courir le 400 mètres et qu’elles viennent courir le 200, je trouve que c’est une forme de discrimination. Qu’on les laisse courir le 400 aussi », glisse l'Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou.

Interrogée sur ce qu’elle ressentait après avoir fini 2e aux JO dès 18 ans, Christine Mboma s’est dite « très heureuse et très fière » mais a assuré que « ce n’est pas une revanche ».



David Kalfa
RFI

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