Afrique : Transition au Mali, Macron annonce la fin de l’opération Barkhane et désavoue la CEDEAO

Le président français Emmanuel Macron a officiellement annoncé ce jeudi la fin de l’opération Barkhane dans la région du Sahel. « Nous allons amorcer une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel », a déclaré le président français lors d’une conférence de presse, en référence aux 5 100 soldats déployés dans le cadre de la force française Barkhane.   

Selon lui, cette transformation impliquera « la fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure » et la « mise en œuvre d’une alliance internationale associant les États de la région et tous nos partenaires, strictement concentrés sur la lutte contre le terrorisme ».

La lutte contre les djihadistes se fera « avec des forces spéciales structurées autour de (l’opération européenne) Takuba avec évidemment une forte composante française – avec encore plusieurs centaines de soldats – et des forces africaines, européennes, internationales », a également précisé M. Macron.

Selon Macron, Paris compte donc sur "l’internationalisation" de l’effort d’accompagnement au combat des forces locales, sous-équipées et sous-entraînées.

Le Président français Emmanuel Macron a affirmé son désaccord avec ses pairs de la CEDEAO sur le traitement de la situation malienne lors du sommet précédent à Accra. Selon le Président français qui n’a pas été tendre avec les autres chefs d’Etat, la décision de laisser le pouvoir entre les mains des putschistes va créer un précédent grave dans la sous-région. 

Pour Emmanuel Macron, cette décision de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de reconnaître le colonel Assimi Goïta comme président de la transition au Mali, après un deuxième putsch, est une « mauvaise jurisprudence » pour l’Afrique et une « erreur ».

« La décision que la CEDEAO a prise de reconnaître un putschiste militaire, six mois après lui avoir refusé ce droit, crée une mauvaise jurisprudence pour les Africains eux-mêmes (…) pour la CEDEAO elle-même et par le précédent que cela crée chez beaucoup de voisins », a indiqué Emmanuel Macron.

Lundi 7 juin, après son deuxième coup d’Etat en neuf mois, le colonel Assimi Goïta, 38 ans, passé du treillis de camouflage à l’uniforme d’apparat, a été officiellement investi président de la transition par la Cour suprême du Mali.


Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com

Laisser un commentaire

PEAK : 1737080 : 1.66 mb
MEMORY : 1536264 : 1.47 mb
x

Ce site web utilise des cookies

Notre site Web utilise des cookies et collecte votre adresse IP pour diffuser et améliorer notre contenu Web. Les cookies et les adresses IP nous permettent de vous offrir une expérience personnalisée. More

Akody peut utiliser des cookies et mon adresse IP pour collecter des statistiques et fournir des offres personnalisées dans le respect de la politique de confidentialité et des conditions d'utilisation. Akody peut utiliser des services tiers à cette fin. Je peux révoquer mon consentement à tout moment en visitant l'option de retrait.