Attentats à Paris: ce qu'on sait des assaillants

Au moins huit assaillants ayant mené des attaques dans sept lieux différents de Paris sont morts vendredi soir. Sept d'entre eux ont actionné la ceinture d'explosifs qu'ils portaient. Pour l'heure, ces attentats n'ont pas été officiellement revendiqués. Ils ont pour autant fait 128 morts au moins, selon un bilan provisoire, et environ 180 blessés dont 80 se trouvent en urgence absolue.

Pour le moment, on ne sait pas grand-chose des assaillants. Ces attaques n'ont pas été revendiquées officiellement. Rien n'a été dévoilé par les services judiciaires.

La priorité des policiers, cette nuit, était de cibler le plus vite possible l'environnement des terroristes, tenter d'identifier d'éventuels complices ou coauteurs toujours dans la nature. Une tâche difficile car on sait qu'ils utilisent des modes d'action très cloisonnés.

Une méthode qui rappelle celle de groupes jihadistes

Premier constat cependant, le mode d'action rappelle celui prôné par le groupe Etat islamique. C'est la méthode Charlie : utiliser plusieurs kamikazes lors d'actions coordonnées.

Selon les premiers témoignages recueillis, en tirant dans la foule, les terroristes ont crié « Allah Akbar ». Ils ont aussi invoqué l'intervention militaire française en Syrie pour justifier leur action, a précisé une victime ajoutant : « Je les ai clairement entendu dire : c'est la faute de François Hollande, il n'a pas à intervenir en Syrie. »

Tous les regards se tournent donc vers le groupe Etat islamique et une vidéo interpelle les services de renseignement : la dernière postée par le groupe jihadiste qui menaçait officiellement la Russie. Dans cette vidéo apparaissent plusieurs images de Paris et des attentats de janvier dernier. Il pourrait s'agir d'un message codé. Un feu vert pour les terroristes pour passer à l'action.

Un scénario redouté

Des attaques simultanées, une prise d’otages par plusieurs tireurs et des kamikazes. C’était le scénario redouté par le contre-espionnage français. Au cours des dernières semaines, plusieurs experts avaient prévenu que des attentats islamistes se préparaient sur le sol français, que le groupe Etat islamique s'apprêtait à frapper la France une nouvelle fois, dix mois après les attentats de Charlie Hebdo.

Pourtant, les services de renseignement n'ont pas réussi à prévenir cette attaque. Depuis janvier dernier, la France était particulièrement menacée. Le plan Vigipirate était d'ailleurs à son maximum en Ile-de-France. Ce scénario d'attaques simultanées était particulièrement redouté à l'image de celui qui avait causé la mort de 68 personnes dans un centre commercial à Nairobi en septembre 2013.

Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête et trois services ont été saisis : la sous-direction à l’antiterrorisme, la Direction générale de la sécurité intérieure et la section antiterroriste.



par RFI 

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