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Burundi : Le Président Nkurunziza se cloue dans une logique inquiètante

Le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni d’urgence lundi 9 novembre pour statuer sur l’escalade des tensions au Burundi, où au moins 200 personnes ont perdu la vie depuis le début de la crise fin avril. Thierry Vircoulon, directeur du projet Afrique centrale à l’International Crisis Group livre fait une analyse sur la situation actuelle qui secoue le Burundi.
 
Selon, "C'est la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, contraire, selon les opposants burundais et les Etats Unis, à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile, qui a plongé le Burundi dans cette crise politique", explique Thierry Vircoulon.

Pour lui, la tensions au Burundi n’est pas d’ordre ethnique. Par contre le discours de personnes au pouvoir du CNDD-FDD (le parti de Pierre Nkurunziza) est malheureusement parfois à connotation ethnique. Pour l’instant, la population n’est pas tombée dans le piège et c’est une bonne chose. La mayonnaise ethnique n’a pas pris au sein de la population. Toutefois, ces discours très radicaux menacent un peu plus chaque jour le Burundi.

Avant d’ajouter qu’il y a une dimension régionale à cette crise. Près de 200 000 Burundais ont quitté leur pays en huit mois et se trouvent au Rwanda ou en Tanzanie. Il y a aussi le fait que l’opposition a été forcée de s’enfuir vers des pays de la région et s’organise à partir de là. Cela provoque des tensions puisque le gouvernement burundais a d’ailleurs accusé le Rwanda d’aider son opposition.
Quant à un espoir de sortie de crise, le directeur, reste optimiste, affirmant qu’, "il reste toujours un espoir aux burundais, mais on ne semble pas prendre le chemin d’une sortie de crise. Au contraire, j’ai l’impression que le pouvoir est très obstiné, et que Nkurunziza s’enfonce dans une logique paranoïaque".

Notons-le, le rôle de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui avait déjà envoyé un médiateur lors de la crise électorale mais qui n’avait pas pu renouer le dialogue entre le pouvoir et l’opposition, serait d’avoir un langage ferme envers le gouvernement burundais et aussi qu’elle appuie les efforts de médiation venant du président ougandais ou de l’Union africaine (UA).

Penouel D /akody.com


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