Publicite

Europe/Jean Claude Juncker : « L’Afrique n’a pas besoin de charité, elle a besoin d’un partenariat équilibré »

Jean Claude Juncker, président sur le départ de la Commission Européenne, a plaidé, ce mercredi, devant le Parlement européen à Strasbourg, pour une nouvelle alliance avec l’Afrique. Selon lui, le continent africain n’a pas besoin de charité mais de partenariat équilibré. Même si ce discours fait chaud au cœur, il reste creux et donne l’air d’un déjà vu et entendu.

Publicite

Le Luxembourgeois rêve de créer dix millions d’emplois en Afrique

Devant le parlement européen, ce mercredi 12 septembre 2018, Jean Claude Juncker a appelé à faire évoluer le partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Il affirme : « Je suis convaincu que nous devons faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l'UE vers un accord de libre-échange de continent à continent, un partenariat économique entre partenaires égaux. Il faut arrêter d'envisager les relations de l'UE avec l'Afrique dans la seule perspective de l'aide au développement ». En bon libéral, le Luxembourgeois appel à un accord de libre-échange, continent à continent. Il souhaite que le vieux continent intègre la zone de libre-échange que l’Afrique vient de mettre en place, au lieu de passer son temps à faire signer à chaque pays des accords de partenariat économique (APE). Pour lui « L’Afrique n’a pas besoin de charité, elle a besoin d’un partenariat équilibré ». Au cours de son discours il a aussi dit son ambition de créer dix (10) millions d’emplois en cinq (5) dans une Afrique en pleine croissance démographique.

Au-delà des mots, quelle réalité ?

L’appel de Jean Claude Juncker à un partenariat équilibré, équitable mais a l’air d’un déjà vu ou plutôt d’un déjà entendu. Le cas le plus récent est celui du Président français, Emmanuel Macron, arrivé à l’Elysée avec plein de promesses pour l’Afrique. Il a promis un partenariat équilibré comme le Luxembourgeois. Mais où en est-on aujourd’hui ? Nulle part, l’Afrique continue d’être sous perfusion, l’éternelle assistée.
Et puis, même si l’appel du président de la Commission Européenne devait être mis en œuvre, ses contours sont encore flous. Au sujet des 10 millions d’emplois à créer, il n’a pas proposé une politique de financements de ce projet. D’où sortiront les fonds ? De la poche des occidentaux ou des pays africains ? Enfin, si le partenariat équilibré est souhaitable, il a besoin d’être cadastré car il peut produire l’effet inverse. Le danger d’une large ouverture au marché européen est que l’Afrique risque de perdre des filières entières et, par voie de conséquence, des emplois. Elle ne peut pas se le permettre…


Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

Laisser un commentaire

Publicite
Publicite
Publicite
Publicite
PEAK : 1695280 : 1.62 mb
MEMORY : 1471984 : 1.4 mb