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Evaluation de la qualité des politiques et des institutions en Afrique : La Côte d’Ivoire classée 10e dans le rapport 2018 du CPIA

La Côte d’Ivoire continue, au fil des années, d’améliorer son score au niveau de la qualité de ses politiques et de ses institutions. Selon le dernier rapport du CPIA (en français Evaluation des politiques et des institutions en Afrique), outil de la Banque Mondiale, la Côte d’Ivoire se classe désormais 10e avec un score au-dessus de la moyenne générale en Afrique au sud du Sahara. Ce rapport, dit Focus 2017, a été révélé le mercredi 12 septembre 2018, à Washington, aux Etats Unis, par Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque Mondiale pour la zone Afrique.
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La Côte d’Ivoire dans le top 10 africain.

La Côte d’Ivoire a obtenu un score de 3,4 dans le rapport 2017 de l’évaluation des politiques et des institutions en Afrique. Cette performance lui permet d’entrer dans le top 10 africain, dominé par le Rwanda, pays crédité d’un score de 4,0. Voici le top 10 des pays africains :

1-Rwanda – 4,0
2-Senegal – 3,8
3-Cap Vert – 3,7
4-Kenya – 3,7
5-Tanzanie – 3,7
6-Burkina Faso – 3,6
7-Ghana – 3,6
8-Ouganda – 3,6
9-Benin – 3,5
10-Côte d’Ivoire – 3,4

Il faut surtout souligner que le score de la Côte d’Ivoire est passé de 2,7 en 2008 à 3,4 en 2018, l’une des meilleures progressions en Afrique. Ce score amélioré de la Côte d’Ivoire est dû, selon l’économiste de la Banque Mondiale, aux réformes introduites par l’Etat depuis dix ans. Toutefois il rappelle qu’il reste encore beaucoup de choses à faire pour être un exemple en la matière, même si le score de la Côte d’Ivoire est au-dessus de la moyenne générale en Afrique subsaharienne (3,1).

Les critères pris en compte

Ce classement du CPIA repose sur des critères bien définis, au nombre de 16. Pour plus de facilités, ces critères ont été regroupés en quatre (4) piliers, que sont : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité et la gestion des institutions du secteur public. Au niveau de ces quatre indicateurs, la Côte d’Ivoire a enregistré des scores au-dessus de la moyenne en Afrique Subsaharienne. Ce sont respectivement 3,7 contre 3,2 en Afrique subsaharienne ; 3,3 contre 3,2 ; 3,3 contre 3,2 et 3,2 contre 3,0.
De la qualité des structures institutionnelles dépend l’efficacité de l’investissement
Pour le CPIA, cet outil de formulation et de pilotage des politiques économiques, la qualité des politiques et des institutions est déterminante dans l’octroi, par la Banque Mondiale, à travers son guichet l’AID (Association International de Développement), des prêts aux pays africains. Ainsi, bien que la causalité ne soit pas formellement établie, les institutions d’un pays peuvent inciter à l’investissement, encourager l’appropriation technologique et favoriser l’accumulation du capital humain. En revanche, quand les institutions d’un pays sont de piètres qualités, elles ouvrent la porte à la corruption et à toutes sortes d’impairs dans la gestion des affaires publiques. De ce fait, les activités économiques sont en berne et les investisseurs ne sont pas incités à investir leurs capitaux dans ce pays. Ça se comprend aisément.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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