Le gouvernement du Gabon dénonce une tentative d'ingérence visant à perturber l'élection présidentielle

Le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nze, a dénoncé mardi lors d'un point de presse à Libreville plusieurs tentatives d'ingérence étrangère dans le processus électoral au Gabon.

"Une tentative de déstabilisation du processus électoral impliquant Monsieur Mamadi Diané, conseiller de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire, visant à encourager le retrait de trois membres de la CENAP, et ce en vue de semer des troubles à l'ordre public, a été mise au jour", a dénoncé le porte-parole.

"Cette tentative de corruption d'une institution essentielle à l'Etat, du fait d'un représentant d'une puissance étrangère amie, est inacceptable. Le gouvernement gabonais collabore avec les autorités ivoiriennes pour faire toute la lumière sur cette manipulation touchant le cœur de notre processus électoral", poursuit le gouvernement gabonais.

"Aujourd'hui, nous avons une preuve tangible et irréfutable mettant en cause Jean Ping et Mamadi Diané, conseiller du président de la République de Côte d'Ivoire, dans un complot visant à faire démissionner ce jour des membres de la CENAP par corruption", a déclaré M. Bilie-By-Nze.

"Par la révélation de ces faits, le Gabon et son gouvernement font part de leur inquiétude face au candidat M. Jean Ping, dont les récentes déclarations et actions mettent en danger le processus électoral salué par l'ONU, l'UE ainsi que l'UA, et montre son intention de déstabiliser le Gabon et semer la discorde entre nos compatriotes à travers le pays", a-t-il dit.

"Par souci d'apaisement, par respect du processus électoral, par respect de la procédure judiciaire, après le rendu des résultats, nous transmettrons ces éléments remis aux autorités gabonaises, aux autorités judiciaires nationales et aux instances compétentes", a-t-il averti.

Le gouvernement dénonce aussi les ingérences de la France via Eric Moutet et Robert Bourgi, avocats au barreau de Paris, ainsi que celles du journaliste écrivain, Pierre Péan. Toutes ces personnalités françaises agiraient en faveur de l'opposition gabonaise, selon le gouvernement.

Les résultats de l'élection présidentielle du 27 août dernier sont toujours attendus. La publication initialement prévue ce mardi à 17 heures a été repoussée à 19 heures puis à 21 heures (20h TU).

Xinhua

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